Le retour des femmes maghrébines des zones de tension
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Non seulement la « littérature djihadiste » est presque exclusivement consacrée à l’examen du profil des Mouğāhidīn - au détriment de celui de des femmes combattantes -, mais en plus, les quelques ouvrages qui ont tenté d’analyser le statut et motivations des femmes qui ont opté pour le djihad, n’ont pas réussi à statuer sur leur cas : sont-elles les « victimes » d’un système patriarcal qui les dépasse et les assujettit ou bien les « complices » agentes d’une mission divine ?
L’idée de réaliser une étude maghrébine sur « Les femmes revenant des zones de conflit » est née d’une réflexion commune entre l’Union du Maghreb Arabe et la Fondation Friedrich-Ebert. Une méthode de travail a donc été élaborée pour mener à bien cette lourde tâche.
Il a d’abord fallu mesurer l’étendue des difficultés à affronter - notamment en matière d’accès à l’information - et s’interroger sur la pertinence d’une telle problématique, à l’aune du contexte politicosocio-économique de chacun des cinq pays du Maghreb Arabe.
Cette étude a plusieurs objectifs, aussi bien scientifiques, opérationnels que politiques.
Multidisciplinaire et axée sur le genre, cette Somme tente d’appréhender le phénomène de la féminisation « djihadiste », au-delà des préjugés - désormais caducs - qui assimileraient les femmes à des êtres nécessairement passifs et non violents et les Ğihādiyyāt, à des déviantes déféminisées.
Adoptant, une approche holistique, elle élargit aussi bien son cadre historique que son périmètre géographique, et décortique le présent, à travers le prisme du passé. C’est ainsi que Mohamed Ould Saleck X Besma Soudani et Leyla Hassen établit une corrélation entre le retour des djihadistes afghans dans leur pays d’origine et celui des Maghrébins :
« Si le retour des vétérans de la guerre d’Afghanistan ou "Afghans Arabes" avait semé le germe de l'extrémisme violent dans leurs pays d'origine, à quoi pourrait-on s'attendre aujourd'hui, avec le retour des "djihadistes" maghrébins, revenant des foyers de tension ? Mais, plus précisément encore, que pourrait signifier le "retour des femmes djihadistes pour les pays du Maghreb" ? »
La plus-value paradigmatique qu’apporte cette publication est la nécessité absolue que doit revêtir le Genre, dans la mise en place des politiques publiques. C’est la clé de voûte, sur laquelle doit reposer l’Etat pour sensibiliser société et familles, aux dangers du radicalisme.
Il s’agirait donc, de se doter d’un outil efficace qui éviterait l’instrumentalisation du statut de la femme et qui contribuerait aussi, à prévenir le processus de radicalisation et améliorerait la prise en charge de celles qui sont sous son emprise.
A l’instar d’une propédeutique, les différentes contributions posent d’abord des hypothèses de travail. Elles préparent le terrain, en cherchant à évaluer le type de menace que font peser les « combattants terroristes étrangers » en général, et les femmes djihadistes maghrébines en particulier, sur les pays d’origine. Elles cherchent ensuite, à cerner le regard que pose la société sur revenantes et à sonder l’Etat sur les réponses et politiques qu’il compte adopter, face à la montée de ce phénomène.
L’idée de réaliser une étude maghrébine sur « Les femmes revenant des zones de conflit » est née d’une réflexion commune entre l’Union du Maghreb Arabe et la Fondation Friedrich-Ebert. Une méthode de travail a donc été élaborée pour mener à bien cette lourde tâche.
Il a d’abord fallu mesurer l’étendue des difficultés à affronter - notamment en matière d’accès à l’information - et s’interroger sur la pertinence d’une telle problématique, à l’aune du contexte politicosocio-économique de chacun des cinq pays du Maghreb Arabe.
Cette étude a plusieurs objectifs, aussi bien scientifiques, opérationnels que politiques.
Multidisciplinaire et axée sur le genre, cette Somme tente d’appréhender le phénomène de la féminisation « djihadiste », au-delà des préjugés - désormais caducs - qui assimileraient les femmes à des êtres nécessairement passifs et non violents et les Ğihādiyyāt, à des déviantes déféminisées.
Adoptant, une approche holistique, elle élargit aussi bien son cadre historique que son périmètre géographique, et décortique le présent, à travers le prisme du passé. C’est ainsi que Mohamed Ould Saleck X Besma Soudani et Leyla Hassen établit une corrélation entre le retour des djihadistes afghans dans leur pays d’origine et celui des Maghrébins :
« Si le retour des vétérans de la guerre d’Afghanistan ou "Afghans Arabes" avait semé le germe de l'extrémisme violent dans leurs pays d'origine, à quoi pourrait-on s'attendre aujourd'hui, avec le retour des "djihadistes" maghrébins, revenant des foyers de tension ? Mais, plus précisément encore, que pourrait signifier le "retour des femmes djihadistes pour les pays du Maghreb" ? »
La plus-value paradigmatique qu’apporte cette publication est la nécessité absolue que doit revêtir le Genre, dans la mise en place des politiques publiques. C’est la clé de voûte, sur laquelle doit reposer l’Etat pour sensibiliser société et familles, aux dangers du radicalisme.
Il s’agirait donc, de se doter d’un outil efficace qui éviterait l’instrumentalisation du statut de la femme et qui contribuerait aussi, à prévenir le processus de radicalisation et améliorerait la prise en charge de celles qui sont sous son emprise.
A l’instar d’une propédeutique, les différentes contributions posent d’abord des hypothèses de travail. Elles préparent le terrain, en cherchant à évaluer le type de menace que font peser les « combattants terroristes étrangers » en général, et les femmes djihadistes maghrébines en particulier, sur les pays d’origine. Elles cherchent ensuite, à cerner le regard que pose la société sur revenantes et à sonder l’Etat sur les réponses et politiques qu’il compte adopter, face à la montée de ce phénomène.
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